Parmi les motifs de consultation les plus fréquents, les infections urinaires sont les pathologies les plus fréquentes. Et si vous pensez que cela n’arrive qu’aux autres, il n’en est rien. Le nombre d’infections urinaires atteindrait les 2 millions par an en France. Bien que cette infection touche surtout les femmes, les hommes aussi peuvent en souffrir.

Les infections urinaires regroupent un certain nombre de pathologies en fonction de l’organe infecté. Chez la femme, les infections urinaires touchent la vessie dans la majorité des cas, on parle alors de cystites. Chez l’homme, les infections urinaires touchent l’urètre dans la majorité des cas, on parle alors d’urétrites. Dans les deux cas, si les germes atteignent les reins, on parle alors de pyélonéphrite.

Les symptômes sont variables d’une personne à l’autre. Le besoin d’uriner fréquemment, des douleurs dans la vessie, des douleurs symétriques à droite et à gauche sont souvent les symptômes qui sont décrits. Si chaque symptôme doit faire l’objet d’une consultation médicale pour traiter rapidement une infection urinaire, vous pouvez aussi les éviter en les prévenant. 

Aller aux toilettes aussi souvent que nécessaire

Les infections urinaires sont banales et sans gravité dans la grande majorité des cas. Désagréables et douloureuses, mieux vaut les prévenir que les guérir comme dit le proverbe. La première des choses consiste donc à aller aux toilettes sans attendre lorsque vous en ressentez le besoin. Bien entendu, il convient de bien vider votre vessie. Tout comme il existe des gestes pour se laver correctement les mains, faites là aussi les bons gestes pour vous essuyer : passez de l’avant à l’arrière, sans aller et retour. Après chaque rapport sexuel, pensez aussi à faire un petit tour aux toilettes. Le fait de vider la vessie réduit le nombre de bactéries présentes.    

S’hydrater correctement tout au long de la journée

Vous êtes constitué à 65 % d’eau et, malheureusement votre corps ne contient pas de réserve. Il est donc important de compenser l’eau éliminée par la sueur et les urines. À plus forte raison que s’hydrater permet de préserver votre capital santé. Pour le préserver, il est conseillé de boire 2 litres d’eau par jour si vous êtes une femme et 2.5 litres si vous êtes un homme. Bien entendu, cette quantité est à ajuster fonction de votre activité, de votre environnement et est prise en petites quantités de nombreuses fois au cours de la journée même si vous n’avez pas soif (la soif est le signe tardif d’une déshydratation). Si tel n’est pas le cas, la déshydratation entraînera des problèmes médicaux outre le risque accru de favoriser l’apparition d’une infection urinaire. 

Soigner l’hygiène intime sans abuser

Les douches intimes sont souvent bien loin de préserver la flore. Et pourtant, cette flore est essentielle pour minimiser le risque d’infection urinaire. Dès lors, mieux vaut éviter les produits d’hygiène intime parfumés et contenant des ingrédients toxiques dangereux pour votre santé en général. Il existe sur le marché des savons spécialement élaborés qui préservent le pH de cette zone sans perturber la flore. Ensuite, les bains moussants affaiblissent et augmentent les risques d’infection. Mieux vaut prendre un bain de manière occasionnelle sans trop voire pas de gel moussant. Contre toute attente, l’hygiène trop scrupuleuse favorise le développement de certaines maladies. Si un peu de souplesse dans votre hygiène est souhaitable, ne renoncez pas pour autant à l’hygiène élémentaire. Si la douche quotidienne n’est pas indispensable, il faut toutefois nettoyer quotidiennement les zones plus sensibles (parties intimes, pieds, mains, aisselles et visage) propices au développement des bactéries.