nymphomanie

La nymphomanie encadre bien plus de choses qu’il n’y parait. Beaucoup penses que les femmes associées à ce mot sont des êtres qui ne peuvent se passer de sexe… Vous verrez que la réalité, comme bien souvent, est bien loin du mythe.

Une femme atteinte de cette pathologie (oui, car c’est bel et bien une maladie), veut des relations sexuelles le plus régulièrement possible ; le fantasme de bien des hommes, avant qu’ils arrivent dessus. Trop peu de personnes savent ce qu’est cette maladie et ce qu’elle encadre.

C’est quoi la nymphomanie ?

L’étymologie du mot est intéressante : Nymphe (fille, épouse.) et manie (obsession). Chez leurs homologues masculins, cette maladie est nommée : satirose, mieux connue sous : complexe du Don Juan. En général cette maladie (chez les hommes comme chez les femmes) est synonyme de promiscuité (changer régulièrement de partenaire). Il est très difficile de jauger la libido d’une personne, car il est impossible, avec nos moyens actuels, de savoir si elle est normale ou excessive.

Le problème est que les vraies nymphomanes sont à la recherche de satisfactions sexuelles, mais en sont parfois privées. Pour combler ce manque de sexe, elles gravissent peu à peu les marches du sexe dit « non traditionnel. Elle passe souvent pas des sites de rencontre adultes pour rencontrer de nouveaux partenaires sexuels.

Comme les alcooliques, les nymphomanes ont un besoin de sexe quasi constant et, pour les plus dures, doivent avoir parfois trois à quatre rapports par jour pour ne pas être prises de tremblements et pouvoir se remettre à une activité normale (travail, etc.)

Quand l’envie se transforme en peur

Même si cela semble tentant pour certains étalons, bien des femmes vivent très mal ces désirs constants. Il n’est pas rare que ces femmes, si elles sont mariées, fatiguent leur partenaire et, après avoir fait l’amour trois quatre fois dans la nuit, loin de la satisfaction, c’est bien souvent du dégoût qu’elles ressentent, car elles n’ont pas eu d’orgasme… alors que c’est tout ce qu’elles veulent. Ces situations peuvent mener à des problématiques peu banales, voire dangereuses.

diagnostic nymphomane

Maladie de naissance ou maladie acquise

Est-ce comme un alcoolique ? Il le devient, personne ne l’a forcé à mettre un verre à sa bouche. Ou alors est-ce génétique et, finalement, ces femmes n’y peuvent rien, arriver à l’adolescence, les hormones dansent la samba, forçant cette jeune fille à s’enlacer avec le premier qui passe? Eh bien c’est sûrement un peu des deux. Je m’explique : Déjà, cette maladie apparait progressivement, mais tardivement, pas à onze ou douze ans. On sait aussi que quelques femmes ayant subi des abus étant enfants, développent parfois la pathologie ; certaines prédispositions jouent aussi pour devenir, ou non, nymphomane.

Le film Nymphmaniac de Lars von Trier explique à merveille les causes de cette maladie.

Comment diagnostiquer la nymphomanie ?

Donner un diagnostic peut être complexe. On peut savoir quand sont apparus les premiers symptômes (si la patiente est honnête), mais c’est à peu près tout. On peut ensuite constater l’emprise de la maladie : la patiente voit-elle encore ses amis, fait-elle du sport, évaluer ses échanges professionnels, etc. Plus ces points sont mis de côté par la patiente pour s’adonner au sexe, plus on parle de dépendance.

Comment traiter la nymphomanie ?

La thérapie sert généralement au patient, mais celle-ci est longue, très longue, elle peut durer des années mais porte ses fruits. En quoi consiste t-elle ? Augmenter l’estime de soi, problème principal rencontré par les femmes atteintes de ce trouble. Oublier ou affronter certains mauvais souvenirs (relation précédente, etc.) Les augmentations et surtout les améliorations des échanges avec les hommes peuvent aussi être un traitement à part très efficace.