Être en bonne santé est une priorité pour tous, mais parfois, cette richesse nous fait défaut, nous obligeant à suivre des soins spécifiques. Après votre dernière consultation avec votre médecin traitant, il en ressort que vous devrez effectuer plusieurs allers et retours entre votre domicile et l’hôpital pour bénéficier des soins adéquats. Pour ce faire, vous devrez bénéficier d’un transport sanitaire. De quoi s’agit-il ? Quels sont les différents types de transport sanitaire ?

Qu’est-ce que le transport sanitaire ?

Le transport sanitaire désigne tout déplacement d’une personne malade, âgée, blessée ou handicapée sur prescription d’un professionnel de santé ou en cas d’urgence. Ce transport peut se faire par toutes les voies de déplacement : terrestre, aérien et maritime.

Le transport sanitaire terrestre étant le plus utilisé, il est divisé en deux catégories :

  • le déplacement primaire : ici, le patient est pris en charge depuis sa maison ou le lieu de son malaise jusqu’à un établissement hospitalier,
  • le déplacement secondaire : il est question du transport sanitaire d’un hôpital à un autre.

Il est important de garder à l’esprit que ce type de transport est un domaine conventionné. De fait, il est soumis à des règlementations assez strictes. Comme mentionné ci-dessus, un patient peut recourir au transport sanitaire en cas d’urgence ou sur prescription de son médecin traitant. Dans ce cas, c’est le médecin qui se trouve au début de la chaine de transport via sa prescription. Les frais de déplacement peuvent donc faire l’objet d’un remboursement par la Sécurité sociale si la structure de transport est conventionnée par la CPAM.

Il est également important de savoir que les entreprises de déplacement sanitaire doivent obligatoirement posséder un agrément pour mettre en circulation des ambulances ou des VSL.

transport sanitaire ambulance

Si vous avez besoin d’une ambulance à Saint-Étienne dans le 42, vérifiez que la structure choisie dispose d’un agrément.

Les différents types de transport sanitaire

Si vous avez besoin de vous rendre dans une structure de soin via le transport sanitaire, notez qu’il existe plusieurs types de véhicules pouvant effectuer votre transfert. Le moyen adéquat est sélectionné en fonction de l’urgence de votre situation ainsi que de votre état de santé.

L’ambulance

En termes de transport sanitaire, l’ambulance est l’un des véhicules les plus utilisés pour le déplacement des patients. Ce véhicule assure généralement le transfert des personnes qui ont besoin de soins médicaux en urgence. Les patients qui ont besoin d’une hospitalisation régulière doivent présenter une prescription médicale avant de bénéficier de ce service.

Ce véhicule est destiné à transférer un seul patient. Exceptionnellement, il peut accueillir deux personnes : une mère et son nouveau-né. En général, l’ambulance contient 3 personnes, à savoir le responsable médical, le conducteur et le malade.

Par ailleurs, cette voiture doit être équipée de l’équipement de premiers secours composé d’un aspirateur de mucosité, un insufflateur, etc. Pour éviter que l’état de la personne transportée ne se détériore, elle doit être allongée ou en position demi-assise.

Les VSL et les taxis conventionnés

Une seule personne s’occupe des patients dans ce type de transport sanitaire. Le véhicule sanitaire léger ou le taxi conventionné peut accueillir trois personnes dont l’état de santé ne nécessite pas une assistance médicale. Ces véhicules sont donc aménagés de manière à ce que les voyageurs soient assis. À l’instar des ambulances, ils sont aussi équipés du matériel de premiers secours.

Le VSL a une carrosserie assez rigide qui est souvent colorée en blanc. Vous pouvez remarquer une croix bleue dessinée sur le capot, sur les portes avant et à l’arrière du véhicule. Vous pourrez aussi voir des inscriptions telles que les coordonnées du propriétaire du véhicule ou les autres prestations proposées.

L’hélicoptère

Le transport sanitaire en hélicoptère est requis lorsque l’état du patient est très alarmant et qu’il se trouve loin de l’établissement hospitalier ou dans un lieu inaccessible par la voie terrestre. Le plus gros atout du transport sanitaire en hélicoptère est qu’il s’agit du moyen de transport le plus efficace, le plus fiable et le plus rapide.

Il augmente également les chances de survie du patient transféré. De plus, cet appareil peut atterrir partout, sur les pistes d’atterrissage de l’hôpital ou dans le voisinage, contrairement à l’avion.

L’avion sanitaire

Ce moyen de déplacement est destiné au rapatriement médical. Il est plus utilisé pour les patients qui souffrent d’une blessure grave nécessitant un retour immédiat ou qui sont tombés malades pendant un voyage à l’étranger.

L’avion sanitaire emmène donc le malade jusqu’à l’aéroport de la ville de la structure de soin et une ambulance le récupère pour le conduire à l’hôpital.

Le transport individuel ou en commun

Il s’agit du dernier type de transport sanitaire employé par les patients. Il est utilisé lorsque le malade peut se déplacer avec ses propres moyens, sans avoir besoin d’une aide particulière. Il n’a besoin que d’un proche pour l’accompagner.

Le patient peut donc utiliser son propre véhicule pour se rendre à l’hôpital. S’il ne possède pas une voiture, il peut prendre un taxi, le métro, le bus ou le train.

transport sanitaire VSL

Que devez-vous payer si vous êtes pris en charge ?

Si vous devez vous rendre régulièrement à l’hôpital pour avoir des soins et que votre état de santé requiert un transport sanitaire, notez que vos frais de déplacement vous seront remboursés par la sécurité sociale et votre assurance maladie si les conditions suivantes sont respectées :

  • avoir une prescription médicale par son médecin traitant,
  • le transport doit être lié à une hospitalisation, quelle que soit sa durée,
  • le déplacement doit être lié aux traitements et aux soins en rapport avec une affection longue durée,
  • le transfert doit être lié à un état de santé qui requiert la position assise ou la position allongée,
  • si vous devez effectuer au moins 4 voyages de plus de 50 km pour vous rendre dans votre structure de soin, sur une période de deux mois,
  • le déplacement lié à un contrôle règlementaire (telle que la convocation d’un contrôle médical ou d’un expert médical).

De même, le transport relatif aux examens ou traitements en rapport avec une pathologie professionnelle ou un accident du travail peut être pris en charge.