lumière soleil dépression

Le coup de blues, très courant dans les pays qui connaissent des hivers rudes et particulièrement « sombres » (au sens de manque de rayons du soleil), peut évoluer en dépression en cas de cumul de certains facteurs de risque. La luminothérapie vise à corriger le manque d’exposition au soleil pendant cette période pour rétablir l’équilibre de votre rythme circadien. Mais au-delà de l’humeur, la luminothérapie est également un moyen de choix pour lutter contre les insomnies et la somnolence diurne.

Comment se déroule une séance de luminothérapie ?

La luminothérapie consiste en une exposition à des niveaux de lumière intenses dans des conditions contrôlées, simulant le spectre d’ondes des rayons du soleil. Il s’agit le plus souvent d’un ensemble d’ampoules fluorescentes installées dans un écran ou une veilleuse classique que l’on placera idéalement sur une table, un bureau ou tout autre meuble, selon une configuration qui favorise la présence de la lumière dans notre champ de vision pendant que l’on est confortablement installé.

Le traitement consiste simplement à s’asseoir à bonne distance de la lampe de luminothérapie (selon les modèles), avec les yeux ouverts. Il n’est pas recommandé de regarder la lumière directement, mais plutôt de la garder dans votre champ de vision pendant vous lisez, écrivez, mangez, regardez un film, etc. Il est important d’orienter votre tête et votre corps vers les lumières, qui seront au second ou troisième plan.

Les séances de traitement peuvent durer de 15 minutes à trois heures, une ou deux fois par jour, en fonction des besoins individuels et de l’intensité du matériel utilisé. La durée moyenne d’une séance pour un système délivrant un éclairage de 10 000 lux est, par exemple, beaucoup plus courte que pour 2 500 lux (30 minutes contre deux heures). Pour en savoir plus, consultez le dossier suivant : https://www.wizza.fr/luminotherapie/.

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Luminothérapie : quelle utilité hors hiver ?

Certaines personnes très sensibles à la lumière, vivant et travaillant dans des environnements sombres, peuvent lutter contre le coup de blues, la dépression, l’insomnie et l’hypersomnie en s’exposant à une lampe de luminothérapie. De nombreuses situations peuvent mener à un manque de lumière du soleil en dehors de l’hiver. Il s’agit par exemple des conditions du travail de nuit (avec un sommeil en journée), des bureaux peu lumineux ou encore des horaires de travail irréguliers.

Les niveaux de lumière dits « thérapeutiques » sont cinq à vingt fois plus élevés (en lux) que l’éclairage intérieur classique de la maison ou du bureau.

La luminothérapie : des effets avérés mais un mécanisme encore peu maîtrisé

La luminothérapie, lorsqu’elle répond aux standards en vigueur, permet des effets physiologiques bénéfiques et cliniquement constatés, bien que le mécanisme qui sous-tend son fonctionnement ne soit pas encore connu avec précision.

Les niveaux sanguins de l’hormone photosensible mélatonine, qui peuvent être anormalement élevés à certains moments de la journée, sont rapidement réduits par l’exposition à la lumière. En fonction du moment où la lumière vive est présentée, l’horloge interne du corps, qui contrôle les rythmes quotidiens de la température corporelle, de la sécrétion hormonale et des habitudes de sommeil, avance ou retarde « les échéances » lorsqu’elle est stimulée par la lumière qui simule les rayons du soleil. Ces décalages physiologiques peuvent être à la base de la réponse thérapeutique. La lumière peut également amplifier la différence entre le jour et la nuit dans ces rythmes. Pour en savoir plus, consultez notre article sur les trois principaux bienfaits de la luminothérapie.