L’âge avançant, il est parfois nécessaire de réaménager le logement d’un parent âgé et d’envisager des aides extérieures afin qu’il puisse rester autonome et continuer à vivre chez lui. Quelques précautions indispensables sont à prendre pour permettre à nos anciens de rester chez eux sans danger.

Une organisation fiable d’accompagnement et de soutien leur facilitera la vie quotidienne. Les personnes âgées souhaitent rester le plus longtemps possible chez elles : elles y ont leurs habitudes, leur animal de compagnie, ainsi que leurs voisins et amis. Pour que le maintien au domicile ne soit pas trop lourd à gérer par la famille, il faut mettre en place des dispositifs prévus à cet effet.

Voyons ensemble 3 des solutions envisageables pour un maintien à domicile confortable des personnes âgées.

  1. La téléassistance, 24 heures sur 24, 7 jours sur 7

Ces services sont, de nos jours, ultra-performants. Proposés par des sociétés privées ou des compagnies d’assurance, ils assurent une surveillance continue de la personne à risques. Le principe est très simple, la personne porte à son cou un médaillon, sur lequel elle appuie en cas de difficulté. Un transmetteur installé dans l’habitation va immédiatement relayer l’alerte, sans utiliser la ligne téléphonique. Un opérateur va alors essayer de contacter la personne âgée, pour évaluer l’urgence de la situation, et prendra les mesures de secours nécessaires.

  1. Le portage de repas diététiques à domicile

La préparation des repas au quotidien peut devenir une tache très compliquée pour une personne en perte d’autonomie. Il existe, dans presque toutes les communes, un service de portage de repas à domicile. Les repas sont servis chauds ou froids, généralement une fois par jour, mais les deux repas peuvent être compris dans la livraison. Il appartient ensuite à l’usager de réchauffer ses repas en tant voulu et de partager ses mets dans la journée comme il le souhaite.

Le portage de repas à domicile permet aux personnes âgées de manger convenablement à tous les repas, et d’avoir accès à des repas variés et équilibrés qu’elles ne sont plus en capacité de se préparer elles-mêmes. Le prix demandé est d’environ 5 € par repas. Ces services sont généralement assurés par des associations locales ou des entreprises agréées. L’aide sociale prend en charge une partie des frais engendrés dans le cas de personnes aux revenus modestes.

  1. Les aménagements nécessaires au logement, à adapter selon la situation

Pour améliorer le confort et la sécurité du logement de la personne en perte d’autonomie, mais qui souhaite rester à son domicile, des aménagements devront être réalisés. Il convient de lister les installations, endroits ou meubles qui posent problème, et de les extraire ou de leur trouver des solutions alternatives plus sécuritaires.

Voici quelques exemples :

  • si l’entrée de la maison comporte des escaliers, installer un plan incliné ou une rampe solide ;
  • changer la poignée et la serrure de la porte d’entrée pour des alternatives faciles à manier et situées à une hauteur confortable ;
  • éviter les tapis, descentes de lit et autres encombrements peu utiles tel que les plantes vertes, les pots à parapluie, etc ;
  • veiller à ce que les éclairages soient fonctionnels et suffisants, de jour comme de nuit, à l’intérieur et à l’extérieur de l’habitation ;
  • les fenêtres et volets doivent être faciles à ouvrir et à fermer ;
  • le téléphone devra naturellement être parfaitement accessible. Au besoin, des modèles à grosses touches sont vendus à destination des séniors ;
  • si la maison comporte un escalier, envisager de mettre une rampe de chaque côté. Un monte-escalier est une excellente installation, mais son coût peut sembler élevé : entre 4 000 et 15 000 € selon les modèles et la taille de l’escalier (pose comprise).

Naturellement, il faudra se poser la question de savoir si le logement est adapté au degré d’autonomie du, ou des parents âgés, et plus ou moins dépendants ; cela dans le but de déterminer si un projet de maintien à domicile est réellement pertinent ou non.